Edito
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A l'occasion du dixième anniversaire des inondations de Vaison-la-Romaine, la nature a sévèrement réveillé nos souvenirs. Les scènes de désolation des sinistrés du Gard se superposent aux images de l'Allemagne recouverte par les eaux en furie.

Au-delà de la solidarité exemplaire observée chez nos voisins allemands pour faire corps et manier ensemble le seau et la pelle, par delà le soutien qu'il convient d'apporter à tous ces sinistrés, il faut songer à établir les bilans et prendre des résolutions.

Le Gard a connu des inondations similaires voici environ 50 ans, tandis que les niveaux de crue observés à Dresde restaient en retrait des niveaux observés voici 150 ans. Si la folie de l'Ouvèze a laissé intact le pont romain, c'est probablement parce que la cote de son tablier était judicieusement choisie voilà bien longtemps déjà !

Pour Avanne-Aveney, le niveau des plus hautes eaux connues a été enregistré en 1910. Les témoignages confirment que si la rivière affleurait le tablier du pont, le niveau de la digue restait un peu "limite".

Par délà les contraintes imposées dans le décret ministériel de 1974 règlementant l'urbanisation dans les secteurs inondables, la municipalité a décidé, dès 1997, d'intégrer au Plan Local d'Urbanisme (le nouveau POS), des règles strictes concernant l'urbanisation future :
  • interdiction de construire ou d'agrandir le bâti existant dans les secteurs les plus menacés : inondations ou risques géologiques ;
  • obligation de surélever les planchers au-dessus de la cote des plus hautes eaux connues de 1910 dans les autres secteurs.

S'il n'est pas toujours aisé d'assumer de telles décisions qui contrarient les intérêts de quelques propriétaires fonciers, les évènements de l'été confortent le bien-fondé des choix effectués.


Le Maire,
Jean-Pierre TAILLARD


 
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